A propos de ForestFire 2019

Les données climatiques et les prévisions le font craindre : le risque d’incendie de forêt, qui avait pu paraître un temps en voie d’être maîtrisé, tout au moins dans certaines régions d’Europe, semble à nouveau s’accroître et prendre de nouvelles formes. De grands feux d’une puissance est d’une ampleur toujours accrues se déploient dans de nombreuses régions du monde à climat méditerranéen, alors que les éclosions locales se multiplient dans les espaces naturels et d’interface les plus peuplés. De nombreuses régions tempérées, jusqu’ici épargnées, voient ce nouveau risque émergeant menacer des écosystèmes peu adaptés à une telle perturbation et des socio-systèmes vulnérables, dépourvus de moyens de lutte et de culture du risque incendie.

C’est dans ce contexte que pour sa troisième édition, la conférence ForestFire 2019 prend une nouvelle dimension en s’inscrivant dans le cadre de la 6ième multi-conférence internationale sur les comportements du feu et les combustibles (6th International Fire Behaviors and Fuels Conference). ForestFire 2019 se déroulera à Marseille du 29 avril au 3 mai, et constituera l’édition Européenne de la 6th IFBFC, en parallèle et en interaction avec les conférences d’Albuquerque (USA) et de Sydney (Au).

Elle reste néanmoins attachée à ses grands principes et ses spécificités : aborder le risque d’incendie dans toutes ses dimensions de façon intégrée et pluridisciplinaire, en s’appuyant sur l’excellence de contributions scientifiques sectorielles ou elles-mêmes intégratives ; rapprocher des travaux sur l’aléa, les modèles de feu, le combustible, la lutte, et sur les vulnérabilités naturelles et anthropiques, l’impacts du feu sur les écosystèmes, sur les zones d’interfaces naturel-urbain, afin d’anticiper au mieux les changements territoriaux à venir et prévenir l’accroissement attendu du risque incendie ; enfin, rapprocher les chercheurs et les décisionnaires de la gestion du risque et les acteurs des territoires et de la lutte, à la fois pour faciliter le transfert des connaissances issues de la recherche vers le monde des opérationnels, mais aussi pour permettre la formulation de nouveaux questionnements de recherche plus pertinents, afin de répondre au mieux et au plus vite au grand défi qui attend la communauté des acteurs de l’incendie de forêt.